Créée en 2007, l’Anices*, initie les personnes atteintes de handicap à différents sports. Avec seulement une dizaine d’adhérents au début du projet, le groupe compte aujourd’hui dix sections sportives et 174 membres. Une immense fierté pour le Président-fondateur Sébastien Filippini qui, à l’occasion d’un entraînement de Torball, présente les membres de son association.
Le torball, ce nom n’évoque a priori pas grand-chose dans l’esprit collectif, et pourtant c’est bel et bien l’activité-phare de l’Anices. C’est dans le gymnase de l’école Terra Amata que les différentes catégories s’entraînent plusieurs fois par semaine de 19h à 21h. Le terrain se met en place petit à petit, les adhérents arrivent chacun leur tour, les ballons sont gonflés une dernière fois, c’est l’heure ! Au programme de la séance du jour pour les quatre divisions masculines présentes ce soir, des exercices de tirs et une série de matchs.
Né après la Seconde Guerre Mondial, ce sport destiné aux déficients visuels est une sorte de dérivé du handball. L’objectif est simple, inscrire plus de buts que l’adversaire à l’aide d’un ballon sonore*. Une équipe est composée de trois joueurs, ces derniers doivent protéger les cages longues de 7 mètres et de 1 mètre 30 de haut. Des ficelles sont attachées quelques centimètres au-dessus de la surface de jeu. Les grelots accrochés à chacune de ces cordes indiquent aux participants sur le terrain si le tir effectué est bon. Si elles ne retentissent pas, le ballon a bien traversé le terrain en dessous des obstacles. A l’inverse, quand les petites résonances aiguës se font entendre dans la salle, le lancer n’est pas valide et c’est une pénalité pour le tireur.
L’ouïe joue donc un rôle primordial, même les spectateurs assis dans le gymnase se doivent d’être silencieux pour permettre aux participants de se concentrer. Chaque équipe a le droit d’avoir une personne voyante dans ses rangs, c’est le cas d’Alexandre salarié à l’Anices depuis 2008 (François et non pas Alexandre et salarié depuis 2014). “ J’ai vraiment gommé leurs handicaps, ils sont plus à l’aise que moi dans le déplacement car ils ont l’habitude d’être dans le noir ” explique-t-il. Car oui, des lunettes de ski doublé d’une feuille de plastique placent tout le monde sur un même pied d’égalité, personne ne peut visualiser l’aire de jeu. Sans anticiper la frappe, les joueurs sont positionnés à genoux, et plongent au sol directement au son du ballon pour bloquer les tirs adverses avec toutes les parties de leur corps. Le bruit du cuir venant claquer la peau des protagonistes durant le match est impressionnant. “ J’ai eu le nez cassé et j’ai perdu des dents à cause de chocs donc je porte un casque maintenant en plus de la coquille, des coudières et des genouillères ” s’exclame Bernard. Malvoyant de naissance, il rejoint l’association en 2007 avec sa femme Lena, secrétaire bénévole du club et arbitre de torball. Entre deux parties il raconte ses meilleurs souvenirs : “ On a été champions consécutivement de D4, D3, D2, c’était génial. J’ai pris un immense plaisir à voyager pour des tournois internationaux en Belgique, Autriche, en Suisse et en Italie. ”
Solidarité , mixité et partage, des valeurs mises en avant à travers les multiples sports au sein de l’Anices. Chaque adhérent peut pratiquer plusieurs disciplines parmi la dizaine d’activité proposée : athlétisme, parasnowboard, blind tennis, natation, fitness etc. C’est le cas d’Olivier masseur-kinésithérapeute à l’hôpital l’Archet. Originaire de la région parisienne, ce déficient visuel a trouvé au sein du collectif une deuxième famille à son arrivée à Nice en 2012. “ Grâce au torball, à la course à pied, et au tandem, j’ai pu rencontrer des gens sur qui je peux compter et qui me font oublier mon handicap ” admet l’homme de 53 ans. Outre le côté sportif, l’association crée des liens forts et donne une conscience de groupe à ses membres. Gilles est arrivé il y a 4 ans, simple stagiaire il s’est laissé séduire par l’aventure avec cette “ belle bande de potes.” Aujourd’hui, le jeune homme de 27 ans est joueur de torball et coach de la D3 parallèlement à son métier de chauffeur-livreur.
Actuellement premier de Torball D1 sur la phase aller, Nice a réalisé une bonne première partie de saison. Sébastien Filippini, Président mais aussi pratiquant est confiant pour la phase retour et prépare ses troupes à des oppositions difficiles en juin prochain à Besançon. Cet ancien gardien de but dans les sections jeunes de l’OGC Nice, devenu malvoyant à l’âge adulte, a su insuffler cet esprit de compétition à son entourage. Depuis plus de 10 ans à la tête de sa création, il oeuvre avec ses partenaires au développement et à la sensibilisation autour du sport adapté aux personnes atteintes de handicap. “ Même si les aides diminuent, je suis fier du travail accompli durant toutes ces années avec l’aide de tout le monde. Nous allons dans les écoles pour initier les jeunes et faire découvrir notre action.” Garant de l’ambiance conviviale, l’entraînement s’est terminé par un petit buffet chaleureux.
En 2019 la recette n’a pas changé, le juste assaisonnement entre bonne entente et détermination semble toujours être la clé de la réussite. En témoigne la troisième place obtenue lors de la phase aller de D4 par l’équipe réserve 3 et la seconde marche du podium acquise par l’équipe 2 de D3. Une année remplie de trophées espère donc l’Anices, ce qui permettrait d’attirer la lumière sur le travail de ces hommes et femmes courageux, œuvrant pour l’intégration de tous au sein de notre société.
Le président d’Anices Sébastien Filippini était l’un des invités du colloque organisé hier soir par le Comité Départemental Handisport 06 sur le thème, Les handisportifs sont-ils des supers-héros?
De nombreux dirigeants et sportifs étaient présents, à noter, la présence de Mr. Philippe Manassero Président du CDOS 06, Patrice Barattero notre parasnowboardeur et bien d’autres personnes.
Au début, deux films ont été projetés, l’un sur Pierre de Coubertin, le second sur une jeune femme brésilienne non-voyante qui a participé a de nombreux jeux paralympiques.
S’en est suivi une présentation des intervenants : Christine SCHÖENN (sportive en fauteuil (tennis etc..)) Aurelien MARTIN (sportif en fauteuil (athlétisme etc..) Sébastien FILIPPINI (sportif déficient visuel (torball) et président de l’Anices) Yann STREBLER (intervenant plongée sous-marine adaptée) Corentin CLEMENT-GUILLOTIN (professeur au Staps) Thomas CHANSOU (idéaliste et cinéaste)
Puis, le débat a commencé, un échange d’idées et de parcours de vie raconté par des intervenants de qualité et un maitre de cérémonie au top (Bravo Aurélien Lazzaro).
Le temps imparti pour l’utilisation de la salle étant passé nous avons terminé cette rencontre sur le parvis autour d’un bon apéro.
Et au final, toujours pas de réponse claire et définitive à la question posée plus haut, tout ce que l’on a appris, pour celles et ceux qui l’ignoraient encore, c’est que force, détermination, volonté et un brin d’humour, sont les clés pour réaliser ces objectifs, qu’ils soient sportifs, professionnels ou autres !
Bravo au CDH06 et merci aux intervenants pour cette belle soirée !
Un véritable show à l’américaine. Voulu par Christian Estrosi qui, du reste, n’a pas manqué, hier, l’occasion de souligner tout le chemin parcouru depuis dix ans en matière de politique sportive. En insistant aussi sur le fait que « 2017 aura été une année exceptionnelle, dans ce temps de résilience qui a suivi la tragédie du 14 juillet. »
Nos athlètes sont allés chercher 404 médailles que lors des différents championnats de France, d’Europe ou du monde. Un record !
Un marin pour parrain :
Alors, pour marquer le coup, on a vu les choses en grand du côté de la mairie. A commencer par le choix du parrain de la soirée : un certain Jean-Pierre Dick , l’homme aux quatre Vendée globe, et qui compte à son palmarès autant de succès sur la Transat Jacques-Vabre. Un marin d’exception, pour une soirée qui l’a également été. Même si – reconnaissons le -, ces 10es Victoires du sport se sont un peu étirés dans le temps … Mais, bon, c’était pour la bonne cause puisque, comme désormais de tradition, il s’agissait avant tout de mettre à l’honneur ces sportifs niçois qui, en 2017, ont fait l’actu. Brillé sur le plan national ou international. Porté haut les couleurs de leur ville. Et ce sont vos votes (pondérés par celui d’un collège de journalistes) qui ont permis de départager l’ensemble des nominés (Nice-Matin du 6 mars).
Un vote finalement sans surprise :
Chez les filles, pas vraiment de surprise : Charlotte Bonnet obtient le maximum de suffrages. A juste titre d’ailleurs. La nageuse de l’ONN, qui a fêté ses 23 ans le 14 février, a raflé la bagatelle de six titres de championne de France (avec trois records à la clé) et décroché le Graal européen sur le 200m nage libre. Bref, c’était tout sauf illogique que de la voir ainsi récompensée …
Du côté des garçons, le choix était en revanche un brin plus cornélien. C’est finalement Matthieu Bailet qui décroche la palme. Pensionnaire de l’équipe de France de ski alpin, champion de France U18/U21 de descente et en Super-G, le jeune homme est un authentique espoir et se voit donc ainsi logiquement projeté dans la lumière …
Enfin, pour ce qui est de la catégorie handisport/sport adapté, beaucoup moins de suspense avec la consécration du snowborder, Maxime Montaggioni, sacré champion du monde et qualifié pour les Jeux paralympiques de Pyeongchang (pour lesquels, malheureusement, il a dût au tout dernier moment déclarer forfait).
Si à nouveau, Christophe Josse avait endossé le costume de maître de cérémonie, le moment était également bien choisi pour évoquer, une fois encore, cet incroyable podium que la jeune Julia Pereira a tout récemment conquis aux Jeux olympiques d’hiver. Mais, aussi, pour se projeter – déjà – sur les événements qui vont marquer 2018 (les Nice ultimed, notamment).
Sachant que, et le maire l’a promis : « à Nice, le sport ne sera jamais pour (lui) une variable d’ajustement … » Et, ça c’est tant mieux …
Ce week-end, sur la piste des Nabines, l’association « Anices » organise la 5ème édition de sa sortie annuelle à la découverte de nouvelles prothèses pour les personnes à mobilité réduite, initier les personnes à retrouver les sensations du ski, du snowboard et du kart-ski. L’association fournit le matériel pour tous les handicaps.
Rendez vous du 16 au 18 mars à coté du restaurant « Le Bataclan » pour deux jours de retrouvailles et d’expériences nouvelles.
(Sur notre photo : la manifestation de l’an dernier).
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